Expositions temporaires

Expositions temporaires

LES PIEDS SUR TERRE

Du 17 août au 7 septembre 2019

L’exposition présentée par l’artiste en arts visuels Édith Laperrière rassemble des éléments architecturaux liés à l’agriculture. Pour procéder à la création de ses œuvres, elle explore et documente des sites dans le but de capter l’essence des lieux pour saisir les éléments qui participe à leur beauté. L’observation des matériaux, les textures et les détails sont soigneusement sélectionnés afin de créer des œuvres épurées qui permettent un temps d’arrêt, pour s’imprégner de ce paysage, de l’histoire rurale québécoise.

« Ces éléments que nous croisons tous les jours sans même les remarquer sont bien ancrés dans notre quotidien et participent grandement à l’occupation du territoire rural et à la formation de notre identité. Certaines images illustrent des terres ancestrales, maintenant inoccupées… mais ce qui importe c’est l’influence de celles-ci dans le paysage que nous habitons et comment elles résonnent en nous », indique l’artiste.

Ainsi inspirée par les différents aspects de la ruralité, la faible densité de population, le quotidien à la campagne, la sociabilité des communautés et la prédominance des usages agricoles, forestiers ou naturels du sol, Édith Laperrière questionne l’identité par l’immortalisation sur papier des traces du passé et celles de l’ère contemporaine.

Note biographique 

Originaire de Lorrainville, Édith Laperrière est une artiste en arts visuels qui vit et travaille au Témiscamingue. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières (2010). Notons sa participation à plusieurs expositions collectives, entres autres au Centre d’essai en art imprimé ARPRIM (2010) et à la Biennale internationale d’estampes de Sarcelles (2010). Depuis son retour en région, elle est une membre impliquée à l’Atelier les mille feuilles, centre d’art imprimé à Rouyn-Noranda. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections dont celle de Loto-Québec. Dans ses expositions individuelles, elle présentait «Rester» à l’Écart…lieu d’art actuel (2015), puis «Entre les murs» au Centre d’exposition d’Amos et à la Galerie du Rift (2016-17).

13 FEMMES

Du 30 juillet au 17 août 2019

Majoritairement pratiqué par des femmes, le tissage est un élément phare de la culture traditionnelle, surtout apprécié pour sa fonction utilitaire (tapis, couverture, napperon, etc.). L’art contemporain, quant à lui, est un mouvement qui transcende les divergences et tente de franchir les frontières qui existent entre les domaines conventionnels et actuels, tout en orientant sa pratique autour de différentes approches théoriques.

13 femmes est un projet artistique collectif, qui explore de nouvelles perspectives en alliant l’art traditionnel à l’art contemporain, tout en mettant en lumière les femmes qui contribuent à enrichir notre patrimoine culturel. À travers cette exposition, l’artiste en arts visuels Yolande Harvey et les artistes tisserandes du Cercle des fermières de Saint-Gabriel-de-Brandon, dévoilent une partie d’elles-mêmes dans une simplicité et une honnêteté désarmante, émouvante. Voilées par la trame du tissage comme pour se protéger, elles nous regardent et à notre tour, nous les regardons. Derrière chaque tissage, chaque brin passé à répétition, il y a une personne ; c’est ce geste, cette humanité, qui aura été le point de départ de ce projet.

Cette proposition artistique est le résultat du maillage de deux pratiques qui sont normalement dissociées : d’un côté, les artisanes tisserandes qui possèdent des connaissances techniques poussées et qui perpétuent un savoir traditionnel et de l’autre, l’artiste en arts visuels qui repousse les limites de la technique, interroge la pratique, remet en question les automatismes et qui ouvre de nouveaux horizons créatifs. En exposant les artisanes à de nouveaux concepts, l’artiste a mené le groupe vers une exploration créatrice toute nouvelle, leur conférant par la même occasion la reconnaissance artistique qu’elles méritent.

13 femmes se penche sur les idées que l’artisanat est appelé à transmettre et met l’emphase sur les questions que l’art contemporain pose. L’exposition est le fruit du partage mutuel de connaissances et de savoirs ayant mené à une réflexion sur la valeur du travail de l’artisanat ; mettre un visage sur une pratique et un nom sur une œuvre.

Ce projet culturel est rendu possible grâce à une entente de développement culturel liant la MRC de D’Autray au ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Photographies : Maryse St-Amand

LE SANCTUAIRE D’O.C.

Du 29 juin au 27 juillet 2019

Cette exposition posthume se veut une sélection de peintures et de collages issus du fond d’atelier de l’artiste Olivier Chevrette , présentant portraits, églises et paysages. La collection, spécialement sélectionnée dans le cadre de la programmation artistique 2019 de la chapelle des Cuthbert, regroupe les œuvres illustrant la grande douceur de l’artiste, des instants de contemplation empreints d’une sensibilité renversante.

Insulaire d’origine, la nature et le patrimoine ont toujours été au cœur du souffle créatif de feu Olivier Chevrette. Inspiré par les histoires de Saint-Ignace-de-Loyola qui ont traversé le temps par la tradition orale, « il attache les fils de la mémoire, la sienne et la nôtre, pour écrire un nouveau récit qui n’en forme plus qu’un, celui de la vie », souligne Maryse Chevrette, historienne de l’art.

Le Sanctuaire d’O.C. est une visite immersive dans l’intimité de l’artiste, un moment privilégié à partager avec lui, un temps suspendu au cœur de son émotion. C’est un rendez-vous âme-à-âme avec lui, comme si nous devenions soudainement le témoin de la genèse de chacune de ses œuvres.

Pour plus de détails sur l’oeuvre d’Olivier Chevrette, visitez le site de l’organisme à but non lucratif Diffusion d’art Olivier Chevrette : la Shop à Chev.

MÉMOIRE COLLECTIVE ET AUTRES RÉCITS

Du 15 au 28 juin 2019

Ce qui importe, ce n’est pas la vie qu’on a vécue, mais celle dont on se souvient, et de comment on s’en souvient pour la raconter.

– Gabriel García Márquez

Cette exposition, réalisée dans le cadre du programme de résidence d’artistes émergents de la Corporation du patrimoine de Berthier, allie art contemporain, ​archives et témoignages de la mémoire collective. Réalisé du 3 au 13 juin, le projet créé des ponts entre l’attachement des habitants avec leur histoire, celle de la famille Cuthbert et le présent.

Se voulant une réflexion sur le sentiment d’appartenance à un lieu, tout au long de sa résidence, l’artiste s’est interrogée sur l’origine de ce sentiment, sur la manière dont il se développe et sur ses éléments fondateurs. Au fil de ses rencontres, à travers une série de recherches dans les archives de différents lieux de consultations et par le biais d’expérimentations, de transformations et d’amalgames, Geneviève Moreau invite au recueillement.

Note biographique

Geneviève Moreau vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat en Arts visuels et médiatiques de l’UQÀM ainsi qu’un DESS en Gestion d’organismes culturels du HEC Montréal. Finalement, en 2018, elle entame un certificat en Gestion des documents et archives à l’UQÀM. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives et au cours des dernières années, elle a exposé à ESPACE PROJET (2014), la FAC de Saint-Lambert (2015) et a également participé à deux expositions à Montréal, présentées par Centerfold. Elle poursuit ses recherches à travers des formations en art imprimé et en développement artistique et elle est membre du centre d’artistes L’imprimerie.

Sa pratique se fonde sur des notions d’espace personnel et d’espace public, en passant par le médium de la photographie argentique et numérique. Elle tente de capter les différents paradoxes qui émanent des lieux et objets à travers plusieurs techniques comme la numérisation, le dessin et l’assemblage (broderie). Elle utilise la pellicule pour ses caractéristiques esthétiques comme la couleur, la texture du grain et le vignettage, mais également pour son côté nostalgique de l’époque où le numérique n’existait pas encore. L’idée de « l’instant photographique » et de l’instantanéité appuie l’idée du moment présent à travers différentes expériences.